
Parmi vous, combien savent réellement ce que je vis ?
Je veux dire, combien m’envient dans leurs envies
Je veux dire « tu » mais je dis « je »
Je ne joue plus, mais j’aime ces jeux
Enfin je les aimais, lorsqu’ils animaient mes espoirs.
Jouer à comprendre le mystère, mettre la lumière dans le noir.
Mais peindre du noir sur la lumière semble tellement plus excitant,
Edison y passa sa vie, quelques secondes j’en fais néant…
Fainéant !
Un peu… Malgré cette rage tambours battants
Cette colère qui prends mes nuits, qui prends mes mots : les innocents.
Les rends coupables de mes troubles, car ils sont concepts oppressants,
J’aimerai vider mon cerveau, vider ma vie, stopper le temps !
Table rase ne dit-on pas ?
Mais que si la table est jolie,
Du moins fonctionnelle et neutre, que je puisse la raser à l’envie
J’y prendrai un plaisir certain
Electrique frottement métallique
J’y prendrai un plaisir malsain
A contempler mon crâne qui gicle !
Mais parmi vous combien écoutent ?
Combien s’accordent de vivre le doute ?
Combien acceptent le paradoxe ?
Et jubilent du mal qu’ils redoutent ?
Peu importe…
Parmi vous, il y a « vous »
C’est le respect que je vous porte.
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